Oreille bouchée
En "théorie" Dulcinée a congé. Elle veut passer un peu de temps à la maison (en particulier durant mon voyage à Bangkok, jeudi et vendredi). Il lui reste un certain nombre de jours de 2011 à liquider. Là, pourtant elle est à son bureau...
N.B.: les lecteurs attentifs trouveront en P.S.2 une réflexion sur l'assurance individuelle (compagnie étrangère). je reviendrai dimanche ou lundi prochain sur des aspects moins techniques concernant ce sujet.
Sortie paresseuse pour le pain ce mercredi matin puisque Dulcinée a le temps.
Nous prendrons un petit déjeuner en paix.
Le goulet, ciel gris et lourd, 32°, 90% d'humidité.
Le goulet en me retournant, avec les oeufs et le riz en vrac.
... Et la bouillotte !
Des fleurs pour mes cousines Jacqueline et Marie-Claude qui flottent quelque part.
Buoi Fashion !
Le carrefour de Buoi.
Le sommet de la "montée" de Buoi.
Au début de la rue des plantes.
En buvant mon café.
- salut Mon Bon Ruisseau To Lich.
- Alors ready pour cet aller-retour à Bangkok ?
- Ouaip, faut que je prépare mon petit sac, 3 slips et 3 chemises.
Retour sur la rue Thuy Khue.
L'entrée de la ruelle 530.
Après sa bière et son pipi aux WC publics du raccourci,
la vieille dame rentre chez elle.
L.T.
J'aime bien la publicité accrochée aux cables (levez les yeux).
P.S.1: Après le petit déjeuner j'accompagne Dulcinée en ville. Nous y allons en Kia-chérie. Je souhaite en effet rencontrer une dame en charge de la vente d'assurances personnelles (maladie-accident, compagnie Chartis).
Nous avons pris Lac Long Quan (ouest du lac de l'Ouest), suivi la digue
au nord-est du même lac et là nous rejoignons la rue Phan Dinh Phung
qui mène au chateau d'eau (entre le Fleuve Rouge et le sommet de la Vieille Ville).
Les "Hanoi Towers se situent à environ 2 cm à gauche du "A"
qu'on voit sur cette carte en bas à droite.
On passe sous le morceau "chemin de fer" du vieux pont Doumer,
au sommet de la vieille ville.
Longeant le coté de la vieille ville en direction des Hanoi Towers.
Mauvaise photo prise en roulant mais c'est l'entrée de l'hopital K (oncologie).
P.S.2: S'assurer au Vietnam ! Pas question de faire une revue du système de la sécurité sociale au Vietnam. Ce matin je voulais simplement rencontrer une dame (vietnamienne) en charge des ventes d'assurances (maladie et accident) aux particuliers (étrangers et vietnamiens). Ceci afin de comparer les coûts et les prestations de cette société (Chartis) avec la compagnie qui m'assure actuellement.
Signalons au passage que cette société fait son beurre en vendant des assurances aux Vietnamiens se rendant à l'étranger pour une durée courte ou longue. Certaines ambassades exigent en effet un pareil contrat d'assurance avant d'accorder un visa. On pense ici avant tout aux étudiants vietnamiens.
Ici je souhaite donner simplement un élément de comparaison avec ce que l'on paye en Europe.
1) les données sont en VNd
2) L'Euro vaut aujourd'hui 26'600 VNd ce qui est un taux de misère !
Évitons trop d'aspects technique.
A) Il s'agit ici d'une offre "Hospitalisation et post-hospitalisation". Donc l'ensemble des frais en amont (consultations et examens ambulatoires ne sont pas remboursés). Par contre les frais ambulatoires "en aval", après une hospitalisation sont remboursés.
B) Ici la compagnie vous laisse le choix, voulez-vous une couverture à partir du début de vos frais (NIL = couverture sans franchise à votre charge, tout est remboursé) ou alors vous pouvez prendre le risque de payer vous-même les premiers:
10 millions (j'arrondis), en gros : 380 Euros
20 millions, 760 Euros
40 millions, 1520 Euros (mon option)
100 millions, 3800 Euros.
Le coût de la prime d'assurance à payer annuellement étant relative au risque que vous acceptez.
Je suis tenté par l'option à 40 millions (1520 premiers Euros à ma charge en cas d'hospitalisation, par année ! Petite subtilité: il s'agit d'une année calendaire. Donc si vous êtes hospitalisé en décembre vous payerez une franchise de 1520 Euros en décembre et l'assurance prendra alors à sa charge la suite des frais du traitement... jusqu'au premier janvier suivant où vous repayerez 1520 Euros avant que l'assureur prenne à nouveau le relais.
Vu mon âge j'entre dans la catégorie 61-65, ma prime annuelle serait donc de 26'611'000 VNd soit en gros 1000 Euros (pour un an donc, ou 84 Euros par mois).
Dès ma 66ème année cette prime passerait à 37'422'000 VNd soit 1410 Euros, ou 118 Euros par mois.
Dès ma 71ème année : 59'280'000 VNd soit 2230 Euros, ou 186 Euros par mois.
Il faut ici inclure deux autres composantes non négligeables, l'une favorable: le redressement de l'Euro au fil des ans, l'autre franchement dangereuse: l'augmentation des primes annuelles basées sur le taux d'inflation du Vietnam et l'augmentation des coûts de traitement au Vietnam.
En contractant une assurance "à l'international", l'essentiel est de comprendre deux choses:
- 1) Ce que couvre votre assurance (et surtout ce qu'elle ne couvre pas).
- 2) La procédure. Doit-on tout payer soi-même et ensuite essayer de se faire rembourser ou l'assureur peut-il se porter garant (au-delà de votre franchise) sans que vous soyez forcé d'avancer votre argent ?
En ce qui concerne le point 1, je mets deux tableaux sur ce qui est couvert, mais ils seront difficilement lisibles. Simplifions donc:
- Tout compris la couverture (selon mon option) serait de 2'368'000 Euros par année.
- Dont: Hospitalisation et chirurgie ambulatoire (100%), ceci incluant les diagnostics, les frais des médecins, la pré-hospitalisation (100%), la post-hospitalisation, celle-ci incluant alors les traitements ambulatoires et les examens de suivi. L'oncologie, la dialyse rénale, (100%), la visite d'une infirmière à la maison (100% mais durant 26 semaines). Les troubles mentaux jusqu'à 4000 Euros par an. La transplantation d'un organe, 590'000 Euros par cas. Soins palliatifs jusqu'à 7'900 Euros. Evacuation et traitement d'urgence à travers le monde, 100%.
Finalement le raptriement du corps ou des cendres: 12'000 Euros !
Les soins dentaires sont exclus (ou en option pour 360 Euros par an avec une période de réserve d'un an, au-delà de ce délai la prise en charge serait alors limitées à 1000 Euros par année calendaire).
Un brin de fraicheur
Dulcinée a pris congé pour la semaine. Il lui reste des jours à ne pas savoir qu'en faire. Ceci dit elle travaille à la maison avec ses outils de communication. Et puis là... elle retourne quelques heures en ses saints offices.
Pourquoi a-t-elle pris congé ? Pour ne pas perdre ces jours cumulés l'an passé, pour s'assurer que je réussisse à prendre mon avion jeudi matin, pour rester avec Juju en mon absence, ...
J'ai fait la bêtise de lui dire que jeudi je me rendrai à l'aéroport en bus (le 17) Elle a sauté au plafond:
- Ce bus est plein de voleurs on va te piquer ton passeport !
Il a plu une bonne partie de la nuit ce qui finalement rafraîchit l'atmosphère. Juju s'en réjouit bien qu'elle déteste se mouiller les pattes en allant sur la terrasse.
Rapide sortie ce matin, l'aller-retour pour le pain sans passer par le marché. En effet, depuis trois jours, j'ai des vertiges, une sorte d'"ivresse"... (bien que je ne boive qu'une bière par jour). Et il pleut encore.
Ce mardi matin, 28°, ciel gris, pluie fine.
La sortie de notre ruelle 530.
Rue Thuy Khue, en face de la sortie du ngo 530.
Un oeil vers le goulet.
Le raccourci, la "case" de la redresseuse de poils.
Le ruisseau To Lich en son amont.
A droite, les buildings Viglacera, rue des plantes.
Rue des plantes à rebrousse-poils.
La patronne de la boutique qui vend de gros dessous pour plantes vertes
tient compagnie à sa voisine qui vend des poissons pour aquarium.
Sur mon retour.
Rue Thuy Khue, vue en direction du goulet.
Vue en direction du centre ville.
L.T.
P.S.1: L'apprentissage au Vietnam: lorsque l'on habite longtemps dans un pays, de temps en temps on se demande ce qui pourrait en améliorer la vie. Il faudrait bien sûr commencer par établir un diagnostic. Les différents offices internationaux ont fait ce diagnostic (ces diagnostics), les nombreux bureaux des Nations Unies (qui plieront bagages en 2015, mission achevée), la Banque Mondiale, le FMI, l'ADB (Asian Development Bank), les Coopérations étrangères,...
Sans oublier les innombrables rapports sur le patrimoine culturel, sur le tourisme, sur l'énergie, sur la protection de la nature, sur la délinquance juvénile, sur la drogue,... Des centaines de "consultants étrangers" se remplissent les poches (avec la complicité non-gratuite d'organismes officiels) en facturant des sommes énormes pour ces études.
Il y a d'abord, comme dans beaucoup de pays, cette masse de jeunes qui arrivent sur le "marché" du travail. Pensez, là, fin mai, plus de 600'000 vont tenter de passer leur bac... et ensuite d'entrer dans une université. On peut donc extrapoler (en tenant compte des "déchets") et considérer qu'à l'autre bout (du cursus universitaire) on a, chaque année, 400'000 jeunes frais diplômés... sans aucune expérience du travail.
C'est le légitime orgueil d'une nation "émergente" que de produire de nouvelles générations hautement qualifiées. Mais qu'a-t-on à leur offrir ?
Je l'ai écrit plusieurs fois, le recrutement du personnel se fait de trois manières:
- le népotisme
- la corruption financière (les familles payent parfois de grosses sommes d'argent pour qu'on recrute leur "enfant").
- les réseaux, famille, amis, anciens collègues d'école secondaire.
Originaire de Suisse je crois à l'"apprentissage". La Suisse (comme l'Allemagne) en a une grande expérience. Comme ça, à première vue, proposer à son fils ou à sa fille une formation d'apprenti(e) peut paraitre manquer d'ambition, accepter que celui-ci (ou celle-ci) navigue plus tard en bas de la Classe moyenne, la honte !
Cependant pour 100 personnes (qualifiées, c'est à dire "universitaires") qui entrent sur le marché, le pays a besoin de 2 grands managers, 8 petits, une poignée de "chercheurs et développeurs", le reste ?
Pour se faire il est indispensable de travailler avec des compagnies (petites ou moyennes) ayant un savoir-faire et un minimum d'organisation. Ces compagnies sont rares au vietnam mais elles existent. Pour le moment elles engagent "sur le tas" et forment "à l'interne" sans discipline ou méthode.
De bons mécaniciens, de sérieux réparateurs en sanitaire, des électriciens qualifiés, il n'y en a pas au Vietnam. On trouve des gens d'"expérience", d'extraordinaires (et parfois dangereux) "bricoleurs".
Il faudrait donc structurer quelques métiers de base en créant des écoles professionnelles (temps partiel) qui délivreraient des diplômes et des maîtrises.
Ce choix est "psychologiquement" quasi impossible aujourd'hui, les élites du pays ne pensant qu'en termes de MBA et autres prestigieux "Masters". Les parents aussi sont responsables, tant ils ne rêvent que de voir leur progéniture aux plus hauts échelons des affaires.
En parallèle on devrait encore créer un fond pour la création de petites entreprises (ateliers). C'est un domaine ou l'aide des Coopérations internationales pourraient (enfin) devenir efficaces. Nul doute qu'on trouverait aussi de nombreuses ONG capables de contribuer à cet effort.
P.S.2: Moralisation: lorsque je parle avec mes amis vietnamiens (tous bien à l'aise financièrement) je suis surpris de leur désespoir. "On ne peut rien changer".
D'un point de vue "officiel", je suspecte qu'"en-Haut" on préfère croire que tout va continuer de marcher comme-ci, comme-ci, comme-ça, que précisément c'est ce flou qui permet une croissance (en sérieuse baisse cette année, mais on en attribue la responsabilité à la crise mondiale, ce qui est plus facile).
Et là on en revient aux "fondamentaux" du pays: "La soumission à la nature et à l'ordre de l'Univers a développé une civilisation de l'instinct et fait de l'imprévoyance un devoir". (Connaissance du Vietnam, École française d'Extreme-Orient, Hanoi 1954, P.Huard et M.Durand).
Historiquement la responsabilité du Pouvoir est importante dans l'absence de sens civique. Le parti décide de tout, donc ce qu'il ne voit pas (ou ne veut pas voir) n'est pas mauvais.
Ici encore, lors de mes discussions avec ces bons et patients amis j'en reviens toujours à un point de départ. Inutile de lancer de grandes campagnes anti-corruptions, chacun considérant alors qu'elles ne concernent que les "autres", ceux qui se remplissent les poches.
Personne ne pense une seconde: "Et moi, en quoi suis-je corrompu ?" . Il faut, ter repetita, voir la "corruption" dans son sens large (au delà des "enveloppes"), c'est à dire le détournement d'une action de son objectif.
Petites parenthèses: certains me lanceront qu'ailleurs dans le monde c'est pareil ou pire. Oui et non, ici la "corruption" est généralisée, le contournement des lois devient la règle, d'une part.
D'autre part, ailleurs (pas partout), il existe des garde-fou, des tireurs d'alarmes, comme la presse ou des organisations de défenses des droits des citoyens (par exemple des associations de défense du consommateur).
J'en reviens donc toujours à "ma" vieille solution: une déclaration personnelle de ses revenus et de sa fortune. En somme afficher ses gains et ses biens d'un an l'autre.
Quatre et encore Quatre ?
Ce matin, je le savais, nous sommes le premier d'un nouveau mois soli-lunaire. Logiquement le "Cinq", don. B'en non, re-Quatre ! "On" double le Quatrième Mois. Petit rappel: les mois soli-lunaire ont parfois 29 jours, parfois 30. De ce fait (Est-ce un "fait" ?), pour que le Tet (Nouvel-an vietnamien) tombe toujours à la même période (fin janvier - début février de notre calendrier), "on" double parfois un mois de l'année soli-lunaire.
Au passage soulignons que tous les "15" (mi-mois soli-lunaire) correspondent exactement à la pleine lune.
Du coup je m'interroge sur ce "On" qui décide tout cela. Car il arrive qu'on redouble un autre mois, le "7" par exemple. Il y aurait donc des règles précises que je ne connais pas et qui sont sans nul doute inspirées par des croyances irrationnelles d'origine taoïste.
Chacun peut donc trouver ici un exemple de ce qu'est le mystère du syncrétisme de l'Extreme-Orient communiste (Chine et Vietnam, pour le Laos c'est encore différent...) ! Car comment imaginer qu'un Pouvoir totalitaire (pensons aux années "pures et dures" de l'ère stalinienne ou à celles de la révolution culturelle) puisse tolérer l'existence (ou la survie) d'un comité indépendant, comité en charge du calendrier. Et pourtant !
(On se souvient que les Khmers Rouges, eux, avaient éliminé toutes ces vieilleries anti-révolutionnaires et recommencé, à la manière des Français, un nouveau calendrier).
Je l'ai écrit plusieurs fois, le Nouvel-an vietnamien, Tet, tombe sur le même jour que le Nouvel-an chinois mais le comptage des ans (années de départ) n'est cependant pas la même.
Et puis, ter repetita, pour ce qui est de l'horoscope, il y a une petite variante, les Chinois ont une année du Lapin quand les Vietnamiens ont celle du Chat.
Dulcinée manque d'enthousiasme ch'matin !
La vieille dame part en tournée au "village", la coiffeuse a acheté ses légumes
pour le repas de midi.
Varum (et son contraire est valgus...).
On en voit de moins moins en moins.
En passant devant le réparateur de bicyclettes.
Le goulet avec une "VW" (importée) nouvelle génération.
Jusqu'en 2018, selon les accords de l'OMC (WTO), les taxes d'importations des
véhicules sont d'au moins 80%. Ensuite on pourra importer à 10% !
Et ce sera la ruine de la production locale (montage: Ford, Toyota, Honda, Chrisler,...).
Devant le siège de la cellule locale du parti inique.
Des fleurs pour les amis du cap-Vert.
"Xe om" en attente de clientèle.
Ses collègues boivent le thé.
La dame qui loue une partie de son rez aux mécanos des réparations
urgentes, motos uniquement.
La gamine s'ennuie, forcée de rester avec sa mère.
C'est déjà le temps des vacances scolaires dans certaines écoles qui doivent
libérer les locaux pour les classes qui passent des examens finaux.
Devant la marchande de glace en vrac pour la boisson.
Deux signaux que tous ignorent, selon... l'un ou l'autre sens du terme.
Le cul de l'ilot du grand arbre où la dame s'installe pour vendre son thé.
De l'autre coté du carrefour, une nouvelle boutique de mode.
Le grand arbre a retrouvé ses "plumes".
Qui n'a pas sa cocotte pour cuire son riz ?
Au tournant "montée" de Buoi (coté descente) - rue des plantes.
Au début de la rue des plantes.
En buvant mon café.
Chez les ferrailleuses trois générations.
La patronne qui vend de gros dessous pour plantes vertes fait causette
avec le voisinage.
- Dépeche toi, l'orage va tomber, mon papy !
- Ca fera pas mal au cul, depuis le temps qu'on l'attend.
Retour sur la rue Thuy Khue.
Notre ruelle 530.
L.T.
P.S.: l'orage vient de tomber, avec fracas ce qui terrorise la chienne. Fraicheur ? Nenni ! 38° !
Hier soir, sortie dans un resto indien de l'autre coté du lac, de quoi roder la Kia-chérie et épargner Dulcinée qui n'avait point envie de cuisiner.









































































































